Album photos, vidéos et diaporama de notre voyage à Amiens et en Baie de Somme

        <h2>Voyage en Baie de Somme et à Amiens</h2>        
        <h2>La danse à la cour de Guillaume II</h2>     
        <h2>extrait cité par le professeur Albert Hoc, spécialiste mondial de la guerre 14-18</h2>      
    ..... Le fossé se creusa entre d'une part la culture officielle de la Cour et d'autre part l'expérimentation et l'antitraditionalisme d'une sphère culturelle de plus en plus éclatée. Cela ressortait, par exemple, dans la divergence entre danses de cour et danses populaires. Au tournant du siècle , de nouveaux pas venus d’Amérique du Nord et d’Argentine envahirent les salles de bal des grandes villes. La vogue de ces différentes danses se fit de plus en plus éphémère à mesure que la jeunesse dorée adoptait le cakewalk, puis le two-step, puis le bunnyhug, le judy walk, le turkey ou le grizzly bear. Cependant, tandis qu’un public toujours plus large s’entichait de ces importations d’Outre-Atlantique, la cour de Guillaume II connut un retour au faste et aux manières surannées. Tous les bals de la Cour étaient réglés de sorte à ne pas ravir la vedette aux membres de la famille royale : «  si une princesse participe à la danse, note en 1900 le périodique Der Bazar, deux autres couples seulement peuvent y prendre part. » Guillaume II proscrit clairement aux membres des armées de pratiquer les nouvelles danses en public : « Nous demandons par la présente à ces messieurs de l’armée et de la marine de ne danser ni le tango, ni le one-step, ni le two-step en uniforme et d’éviter les familles au sein desquelles on s’adonne à ces danses ».